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À propos

Longtemps, mais pas si longtemps, j’ai grandi dans une famille en banlieue de Québec où on mangeait platement. Je me rappelle des poulets aux micro-ondes, des mélanges douteux de boîtes de soupe de tomate-haricots jaunes-saucisses (le cœur me lève encore!), des répétitifs steak haché et pommes de terre en boîte (!), du rosbif du dimanche soir et des plats préparés issus du congélateur du sous-sol. Et tous les desserts « maison » provenaient d’une boîte. C’était l’époque avant Josée Di Stasio, avant Ricardo. 

Puis, à 17 ans, je suis partie un an étudier en Allemagne. L’alimentation n’était pas fabuleuse, mais j’ai découvert un registre fabuleux de desserts. Dans une famille, j’ai appris l’art de la pâtisserie (allô le beurre!), et découvert le bonheur des kaffeekuchen de 16 h. Je suis revenue avec 10 livres de plus, mais un bagage définitivement marquant. La route était pavée.

Plus tard, je suis allée aussi étudier en Italie. Avec un bon grand-papa, j’ai fait des pâtes fraîches, des sauces, des risottos. Je me suis roulée dans le parmesan et le prosciutto. J’arrive encore aujourd’hui à sentir l’odeur des bosquets de romarin qui longeait la maison. 

À 19 ans, enfin en appartement, j’ai amorcé toute une série de découvertes culinaire, fructueuse et désastreuse. De nouvelles amitiés se sont créées et ma cuisine s’est mise à se remplir. Il y a eu les Actions de grâce à 20 personnes dans mon minuscule appartement, les tartes aux pommes, les journées d’automne à faire des conserves de sauce tomate. J’ai même séduit mon époux avec un carré à l’érable à notre deuxième rendez-vous. 

Chez nous, c’est toujours la cuisine du quotidien, celle qui comble et qui rend heureux. Ce sont les plats au centre de la table, les repas « restaurant chez maman » où chacun choisit ce qu’il a envie de manger. Chez nous, il y a toujours des petites mains dans la cuisine, qui jouent ou qui cuisinent, des petites dans les jupes de leur maman. Surtout, chez nous, il y a toujours une boîte de biscuits, des granola, une tarte, un gâteau sur le comptoir. Qu’on soit mardi ou samedi. Le dessert pour moi, c’est le bonheur de voir mes proches être heureux de cette finale de repas, de ce doux après-midi, de ce matin lumineux joyeusement souligné. 

 

Le dessert, c’est le point d’exclamation, ce petit rien si important.